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La Delegation en Haiti
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HAÏTI :

24-28 Novembre 2008

LETTRES  VIVANTES  A UN  PEUPLE  MEURTRI  ET  COURAGEUX .

 

Notre délégation de « Lettres vivantes » a été chaleureusement accueillie par la
Fédération protestante d’Haïti. Son président, le pasteur Sylvain Exantus, et son
secrétaire général, le jeune pasteur Fritz-Gerald Romulus, récemment diplômé de
l’Institut oecuménique de Bossey, avaient organisé avec une grande attention notre
visite et nous ont accompagnés tout au long de la semaine. Le programme à la fois
très dense et très riche s’est déroulé sans aucun incident et l’accueil que nous avons
reçu partout, y compris par les nombreux représentants des médias lors de la
conférence de presse finale, nous a permis de mesurer que cette expression de la
solidarité oecuménique internationale était particulièrement appréciée en cette période
critique que vit le pays.


Une semaine très intense de rencontres avec des personnalités et des organisations très
diverses – allant d’une petite communauté baptiste dans une zone rurale jusqu’au
Premier ministre – et des visites sur le terrain (dans la capitale et ses banlieues ou
dans le sud du pays dévasté par les derniers cyclones), ont permis à la délégation
d’écouter beaucoup de voix authentiques du peuple haïtien, de voir de nombreux
exemples des désastres économiques et écologiques qui accablent ce pays, et de
comprendre un peu mieux la complexité et la gravité des défis auxquels sont
confrontés les Eglises, les responsables de l’Etat et les organisations de la société
civile.


Notre délégation était l'une des équipes de Lettres vivantes qui sont envoyées dans le
cadre de la Décennie « vaincre la violence », avec la mission d’écouter, de s'informer
et de discuter des approches et des défis en matière de lutte contre la violence et
d'édification de la paix et prier ensemble pour la paix dans la communauté et dans le
monde.


Dans le cadre de la Décennie « vaincre la violence », la situation en Haïti mérite
d’être lue et comprise dans le contexte d'un pays où la forme de violence la plus
mortelle s’appelle la pauvreté extrême, où l’insécurité la plus grave est l’insécurité
alimentaire. Triste illustration : pendant la semaine de notre visite on a annoncé que
42 enfants étaient morts de faim dans une zone rurale du sud du pays.
Des multiples informations et impressions récoltées au cours de la visite, la délégation
s’est accordée à dégager un certain nombre de constats et à proposer quelques
recommandations.